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Histoire, caractéristiques,
performances...
Le Trakehner est renommé pour posséder l’ensemble des qualités que chacun
recherche chez un cheval de sport : un modèle athlétique avec des allures
déliées, équilibrées et confortables, un tempérament vif au service de son
cavalier et enfin..
la beauté.
Mais d’où vient ce cheval exceptionnel ?
La race Trakehner est la plus ancienne race de chevaux de selle d’Allemagne.
Son berceau est la province de Prusse Orientale, région située le plus à
l’est de l’ancien royaume prussien. Le climat continental, avec des hivers
rudes et froids et une saison estivale courte et chaude, a modelé un cheval
autochtone, appelé Schwaike ; descendant direct du Tarpan, il est connu
depuis le XIIème siècle et décrit dans les documents de l’Ordre des
chevaliers allemands comme un petit cheval léger et endurant, de couleur
gris souris, apprécié pour sa force et sa rusticité (un cheval semblable
existait au début du siècle en Roumanie).
Dès le XVIème siècle, les chevaliers teutoniques tentent de faire évoluer la
race vers un modèle plus massif et plus grand, susceptible de mieux porter
les chevaliers et leurs lourdes armures tout en conservant les qualités
premières de la race. |
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En
1732, à l’initiative du Roi Frédéric-Guillaume Ier, père de Frédéric le
Grand, le Haras Royal de Trakehnen est créé au coeur de la province sur un
terrain défriché et drainé. Le Haras a pour mission de pourvoir aux besoins
de la cour royale en chevaux de carrosse et de parade, c’est-à-dire en
chevaux confortables, endurants et rapides. Les premiers étalons stationnés
viennent d’Orient et la jumenterie est recrutée dans différentes souches :
demi-sang importés d’Angleterre, danois de la race Fredericsborg, très
connus à l’époque, et quelques juments arabisées d’origine turque, venant de
Pologne. |
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Sixtus
et Gilbert Böckmann
gagnant en CO |
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En
1786, après le décès du Roi Frederic II et à l’initiative du nouveau Roi,
Frederic-Guillaume II, très amateur de chevaux, le Haras Royal devient Haras
de l’État Prussien et change de fonction : si la remonte des écuries royales
reste encore une obligation, sa mission principale devient l’amélioration de
la race locale. Sous la conduite du Comte Karl Lindenau, expert passionné,
la sélection des meilleurs reproducteurs mâles et femelles s’avère
impitoyable : les deux tiers des étalons et un tiers des juments sont
éliminés. C’est à cette époque qu’apparaît la marque du bois d’élan tandis
que l’activité du Haras de Trakehnen se concentre sur la production
d’étalons pour les dépôts régionaux.
Les
étalons sont des Pur Sangs Arabes - qui confèrent à la race sa grande beauté,
son équilibre naturel et son tempérament agréable - des Pur Sangs Anglais,
qui lèguent leur grande taille aux juments autochtones encore petites, mais
aussi leur modèle longiligne, leurs aptitudes sportives, leur courage et
leur résistance, mais aussi des Anglo-arabes 50% issus de juments Pur Sang
Anglais (la démarche est donc rigoureusement la même que celle effectuée
pour l’Anglo-arabe DS). Le premier étalon PS Anglais à Trakehnen est Saxony
(1806-1810). |
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Histoire du Trakehner suite...
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